Longtemps pensées avant tout pour répondre aux besoins humains, les villes sont aujourd'hui confrontées à un double défi : améliorer le cadre de vie des habitants tout en préservant et en restaurant la biodiversité. Face aux effets du changement climatique, à l'artificialisation des sols et à l'érosion du vivant, une question s'impose de plus en plus dans les réflexions urbaines : quelle place sommes-nous prêts à accorder aux autres formes de vie dans nos espaces urbains ?
Oiseaux, insectes pollinisateurs, chauves-souris, microfaune des sols, flore spontanée ou encore continuités écologiques : le vivant non-humain joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes urbains et dans les services qu'ils rendent aux habitants. Pourtant, sa présence entre souvent en tension avec les usages, les contraintes d'aménagement, les impératifs de sécurité ou les représentations culturelles de la ville.
Cette conférence propose d'explorer les conditions d'une cohabitation renouvelée entre humains et non-humains en milieu urbain. Comment concevoir des espaces publics, des bâtiments et des infrastructures qui accueillent davantage le vivant ? Comment intégrer les besoins des espèces dans les projets d'aménagement ? Faut-il aller jusqu'à repenser nos modes de gouvernance pour mieux représenter les intérêts du vivant dans les décisions urbaines ?
Une conférence pour imaginer des villes plus vivantes, plus accueillantes pour la biodiversité et plus aptes à relever les défis écologiques du XXIᵉ siècle.